Spectacles
APPELS
concert
Dans ce lieu symbolique nous avons décidé de remonter la pièce de 1974 de Michaël Levinas, Appels. Cette pièce a été un des fondements du mouvement spectral français et, au-delà de cette importance historique, nous la trouvons toujours d’une grande force expressive et d’une grande modernité. Nous avons donc conçu un programme autour de cette notion d’appel.
Initiée par le compositeur Dylan Boda, la notion d’apocryphicité (origine/originalité, mémoire/héritage, normativité/transgression) qui pose la question de l’identité de l’oeuvre, sera mise à l’honneur en proposant quatre créations (Boda, Shlyk, Yu, Yücel) emmenées par la cheffe Mariana Garciagodoy Cervantes et encadrées par deux pièces d’un héritage direct : Appels (1974) de Michaël Levinas et le Duo pour violon et violoncelle (1965) de Giacinto Scelsi. Le modèle de ces créations sera Appels pour onze instruments de Michaël Levinas, œuvre fondatrice pour les quatre compositeurs de l’ensemble qui a été la première génération d’étudiants de sa classe de composition à l’Ecole Normale.
Cette pièce, début de la musique spectrale, résonne encore aujourd’hui comme une manifestation de l’évolution des langages et de l’écriture, elle est donc en lien direct avec les problématiques d’Apocryphe. Le duo de Scelsi, à travers sa force et son horizontalité, en deviendra la dissolution sonore étendue à l’infini, grâce à la création de cercles acoustiques provoqués par une polyphonie de battements.
La confrontation de pièces des années 60/70 et de pièces d’aujourd’hui permet d’ouvrir sur l’avenir d’autres manières de créer et de travailler. La participation exceptionnelle d’André Cazalet en est le témoignage vivant. Ce concert s’inscrit dans la suite des « journées de la création contemporaine » d’avril 2026 dans le haut lieu de la création que devient la salle Cortot et sera introduit par la philosophe et musicologue Danielle Cohen-Levinas.
Magie
concert
Le spectacle de ce soir mettra en scène quatre propositions chacune faisant état d’une tradition différente.
La ritualisation du fait musical à travers l’expression collective qu’est la scène, ouvre la liberté de l’expérience, esthétique et psychique, où beauté et violence se mêlent en dehors de toute appartenance normative.
Le rituel magique de ce soir est donc une tentative formelle d’atteindre cette liberté en proposant plusieurs dimensions d’imaginaire.